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La Laque se dévoile 13 Février / 8 Juin 2014

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Le musée des Arts décoratifs retrace l’histoire de la laque française au XVIIe siècle, à travers la saga des frères Martin. Près de trois cents objets, du plus modeste au plus luxueux, y sont présentés.

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Les laques importées de Chine et du Japon connaissent un tel engouement à la fin du XVIIe siècle en Europe que des artisans anglais, allemands, hollandais e français ne tardent pas à vouloir imiter. À Paris, ce sont les peintres doreurs-vernisseurs qui se lancent dans l’aventure et, parmi eux, les frères Martin, installés dans les faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin. Dès le début du XVIIIe siècle, ils acquirent une formidable renommée pour leurs décors dont la brillance et la profondeur rivalisent avec ceux d’Extrême-Orient.VM192-quintuple

Fragment de décor de berline ou de clavecin, anonyme, Paris, vers 1745Bois, préparation, fond or, décor peint à l’huile vernie polie, laque transparente. 
Paris, musée des Arts décoratifs 

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Boîte de toilette, anonyme, Paris, vers 1750

Bois, préparation, laque bleue, décor en léger relief de laque avec poudre d’or, laques brune et rouge, bronze doré.  Collection privée

Le patronyme des Martin s’attache alors définitivement à la technique qu’ils mettent au point, puis à l’ensemble des laques produites en France. Réalisée en collaboration avec le Lackkunst Museum de Münster, en Allemagne, l’exposition au musée des Arts décoratifs se concentre, film à l’appui, sur l’étude scientifique de ces fameux décors en vernis Martin dont elle dévoile les secrets. Jamais signés, ils accompagnent l’art de vivre au Siècle des lumières et collent à son esprit comme en témoingnent les trois cents objets présentés dans la grande nef du musée : des meubles et des panneaux de boiseries, des instruments de mesure et de musique, des boîtes et des étuis, des carrosses et des berlines.

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 Harpe, facteurs : Georges Cousineau (1733-1800), Paris, vers 1783Caisse en érable à 6 côtes, vernis Martin : préparation, laque verte ; table d’harmonie en sapin, décor à l’huile vernie polie, console recouverte de laque verte et dorure, laque transparente ; colonne en bois sculpté et doré, laque verte.

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Rafraîchissoir à verres, anonyme, Paris, vers 1770Tôle, préparation laque bleue, décor peinture à l’huile et à l’or, laque transparente, intérieur en laque blanche corrodée, poignée de fer, vernis couleur d’or. 

Des trésors de raffinement dont l’iconographie s’éloigne peu à peu des chinoiseries et des modèles asiatiques en rouge et noir. Les fonds jaune, bleu, vert, blanc ou or les supplantent et la laque française finit de trouver sa propre identité en assimilant l’art des peintres de son époque comme Jean Baptiste Greuze et Oudry, François Boucher, Le Prince ou Joseph Vernet.

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