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Le couleur selon Sonia Delaunai

“Sonia Delaunay, Les Couleurs de l’abstraction” Musée d’art moderne de la ville de Paris. Jusqu’au 22 février 2015

Vive les mélanges ! La papesse de la couleur fait vibrer les murs du MaM. Et ça déménage ! Avec elle, la lumière prend un sacré coup de jeune, même si sa démarche est toujours fondée sur les principes de l’abstraction.

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Vous trouvez l’art abstrait nébuleux ? Aucune inquiétude avec Sonia, qui n’a cessé, tout au long d’un XXe siècle qu’elle a traversé avec foufue, d’approcher des domaines que l’art s’était jusqu’alors interdits. Textile, papiers peints, mosaïques, la créatrice n’a aucun tabou, pas même les carrosseries de voitures de course, qu’elle recouvre de ses ronds ou rectangles de culeurs contrastées. C’est d’une absolue moderinité.

Paris accueille une rétrospective de cette artiste écletique qui n’a cessé de faire dialoguer l’art abstrait avec la mode et les objets déco. Audacieux !

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Une femme avant-gardiste. Née dans la région d’Odessa e 1885, Sonia Terk débarque à Paris à 20 ans pour suivre des études artistique. D’abord attirée par Cézanne et Gaughin, elle s’éloigne du fauvisme après sa rencontre avec Robert Delaunay, théoricien de l’abstraction, avec qui elle se marie, et dont elle épouse aussi les idées.

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Dès 1918, elle décline ses recherches sur la couleur dans une boutique d’accessoires à Madrid, Casa Sonia, puis à l’exposition internationale de 1925 qui signe, à Paris, l’acte de naissance de l’Art deco.

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Jusqu’à sa disparition en 1979, Sonia Delauney cultivera avec poésie le dialogue entre l’art abstrait et les objets du quotidien.

Cassina et Simon: mariage à l’italienne

En septembre dernier, Cassina reprenait en main Simoncollezione, un éditeur historique au côté le géant de la Brianza a fait ses premiers pas. L’occasion de faire fusionner deux catalogues complémentaires où les architectes tiennent les premiers rôles.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Brianza, un région de Lombaridie, est devenue en une dizaine d’années seulement le royaume du design italien. Si cette période de reconstruction était évidemment favorable à l’émergenze de nouveaux acteurs, c’est surtout l’émulation des entrepreneurs locaux qui a permis l’explosion du design industriel italien dans les fifties.

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Miroir Les Grands trans-Parents de Ma Ray (1938)

Outre leur approche technique complète et leur maîtrise de la chaine industrielle, Dino Gavina et Cesare Cassina ont un autre point commun: ces deux multi-entrepreneurs sont passionés par l’art, l’architecture et plus générlement la créativité qui accompagnait leur epoque.

Abolir la frontière entre art et design; Ces affinités électives poussent les deux faux concurrents à confonder le fabricant de luminaires Flos. C’est aussi grâce à Gavina que Cassina a pu rééditer dès 1962 le mobilier de Le Corbusier, en mettant en contact l’éditeur avec Heidi Weber, propriétaire des droits de reproduction des meubles de l’architecte.

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Table Delfi de Carlo Scarpa et Marcel Breuer (1930)

Dino gavina crée la sociéte Simon avec Maria Simoncini en 1968. Les principaux ambassadeurs eront les modèles de l’architecte vénitien Carlo Scapa dont il s’est entiché. Novatrices, ces collections marquent pour la premiere fois l’incursion poussés de l’art dans l’universe du design.

La marque Simon fait ensuite un bref passage dans le sillage du groupe Estel avant d’être reprise par Cassina en Septembre 2013.

Aujourd’hui, ce mariage permet à Cassina d’intégrer à son catalogue “I Maestri” des figures éminentes du design du XXe siecle comme Carlo Scarpa, Marcel Breuer ou Kazuhide Takahama.

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 Cassina Tables Gigognes – G. Frattini (en vente su Antique Design)

Charlotte Perriand, incarnation de l’ élégance

Née en 1903, elle fut l’une des rares femmes architectes d’intérieur du début du XXe siècle. Considérée comme l’une des créatrices de mobilier les plus célèbres des années 1950, celle qui aurait pu devenir une décoratrice bon chic bon genre a préféré se faire embaucher, à l’âge de 24 ans, par Le Corbusier.

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La Maison au bord de l’eau, dessinée par Charlotte Perriand et édifiée à l’occasion de la Miami Art Base 2013 dans le jardin de l’hôtel Raleigh, grâce au partenariat entre Louis Vuitton et la fille de Charlotte Perriand, Pernette Perriand. Elle est à vendre chez Sotheby’s.

Avec ce dernier et Pierre Jeanneret, elle forme un trio de génie. Après avoir réalisé de nombreux meubles en métal – bibliothèques, bahuts, armoires…-, elle se tourne davantage vers le bois et s’installe durant quatre ans au Japon. Le bambou, la paille et les branches d’arbres deviennent ses matériaux de prédilection.

Décédée en 1999, elle laisse une ouvre belle, fonctionnelle et d’une grande justesse.

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Bibliothèque “Nuage” de Charlotte Perriand chez Cassina, qui détient les droits mondiaux de l’architecte designer.

La Laque se dévoile 13 Février / 8 Juin 2014

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Le musée des Arts décoratifs retrace l’histoire de la laque française au XVIIe siècle, à travers la saga des frères Martin. Près de trois cents objets, du plus modeste au plus luxueux, y sont présentés.

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Les laques importées de Chine et du Japon connaissent un tel engouement à la fin du XVIIe siècle en Europe que des artisans anglais, allemands, hollandais e français ne tardent pas à vouloir imiter. À Paris, ce sont les peintres doreurs-vernisseurs qui se lancent dans l’aventure et, parmi eux, les frères Martin, installés dans les faubourgs Saint-Denis et Saint-Martin. Dès le début du XVIIIe siècle, ils acquirent une formidable renommée pour leurs décors dont la brillance et la profondeur rivalisent avec ceux d’Extrême-Orient.VM192-quintuple

Fragment de décor de berline ou de clavecin, anonyme, Paris, vers 1745Bois, préparation, fond or, décor peint à l’huile vernie polie, laque transparente. 
Paris, musée des Arts décoratifs 

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Boîte de toilette, anonyme, Paris, vers 1750

Bois, préparation, laque bleue, décor en léger relief de laque avec poudre d’or, laques brune et rouge, bronze doré.  Collection privée

Le patronyme des Martin s’attache alors définitivement à la technique qu’ils mettent au point, puis à l’ensemble des laques produites en France. Réalisée en collaboration avec le Lackkunst Museum de Münster, en Allemagne, l’exposition au musée des Arts décoratifs se concentre, film à l’appui, sur l’étude scientifique de ces fameux décors en vernis Martin dont elle dévoile les secrets. Jamais signés, ils accompagnent l’art de vivre au Siècle des lumières et collent à son esprit comme en témoingnent les trois cents objets présentés dans la grande nef du musée : des meubles et des panneaux de boiseries, des instruments de mesure et de musique, des boîtes et des étuis, des carrosses et des berlines.

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 Harpe, facteurs : Georges Cousineau (1733-1800), Paris, vers 1783Caisse en érable à 6 côtes, vernis Martin : préparation, laque verte ; table d’harmonie en sapin, décor à l’huile vernie polie, console recouverte de laque verte et dorure, laque transparente ; colonne en bois sculpté et doré, laque verte.

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Rafraîchissoir à verres, anonyme, Paris, vers 1770Tôle, préparation laque bleue, décor peinture à l’huile et à l’or, laque transparente, intérieur en laque blanche corrodée, poignée de fer, vernis couleur d’or. 

Des trésors de raffinement dont l’iconographie s’éloigne peu à peu des chinoiseries et des modèles asiatiques en rouge et noir. Les fonds jaune, bleu, vert, blanc ou or les supplantent et la laque française finit de trouver sa propre identité en assimilant l’art des peintres de son époque comme Jean Baptiste Greuze et Oudry, François Boucher, Le Prince ou Joseph Vernet.

Merveilles d’Asie sur antiquitedeign.fr

 

Un hiver vintage !

Hier encore…

Passé, présent, futur… Quel étrange phénomène que le temps ! Il change, se conjugue, se perd, se tue, se gagne, se partage, s’arrête parfois, nous file entre les doigts souvent. Il est composé, passagèrement dur ou mauvais, toujours instable et impalpable, assurément absolu, mais limité… et pourtant on lui prête l’eternité. Autant de termes antinomiques pour qualifier une même entité se devaient bien dissimuler une certaine complexité. Question de relativité, direz-vous… Et pourquoi pas de créativité ?

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Vase Mosaïque

Enfants, nous pensions en avoir trop. Nos parents nous faisant alors patienter en nous disant de “donner du temps au temps”. Aujourd’hui adultes, nous sommes les acteurs de sa course effrénée, les spectateurs des ses réalités érigées sur des années ou trop rapidement essoufflées en quelques tours de cadran.

franco-fossa-gravure-homme-seulFranco Fossa – Gravure

La mode du “vintage” n’en serait-elle pas l’un des exemples le plus probant ? Anglicisme emprunté à l’oenologie pour designer des millésimes, le terme de nos jours très en vogue s’est étendu pour qualifier des objets d’un autre temps. Censé être révolu ? Rien n’est moins sûr car est justement là toute la victoire de ces pièces au charme authentique, si intemporel : laisser les années les bonifier.

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Roger Capron – Vide poche

Mais comme partit, pour nous aussi le temps est une denrée rare. En essayant de garder une mesure d’avance, nous avons rassemblé dans antiquedesign.fr le meilleur d’hier et de demain… La question, aussi complexe soit-elle, valait bien qu’on s’y penche un peu plus d’un instant.

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Éléphants en ceramic craquelée de François Levallois

Do you like “bugs” ?

 

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J’ai trouvé cette table basse très décoratif (arrivera dans les prochains jours), je n’ai pas pu résister à mettre des images.

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La “Beetle” table basse ca. 1970 a été créée en laiton et pierre par le célèbre sculpteur français Jacques Duval Brasseur. Prétendu être en parfait état original vintage, cette belle table basse s’allume pour ajouter un éclat et son style doux à votre espace.

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Très élégante, la table basse mesure 33cm de haut, 72cm de profondeur et 125 cm de long. Les matériaux utilisés pour créer la table sont bronzés patine métallique et la pierre de cristal. Le plateau en verre se trouve élégamment sur ​​le dendroctone éclairage.

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“I love it…”

Muller Frères Lunéville

Ces noms sont liés à jamais à l’histoire de Lunéville, par les obvenir chatoyant et coloré des chefs d’oeuvres sortis de leurs ateliers.

Etonnant e aura été l’odyssée d’une famille qui compta huit garçons et une fille nés à Kalhausen, dans la Lorraine du pays de Bitche. La Cristallerie de Saint-Louis était toute proche. Elle accueillit les aînés là, ils s’initièrent aux techniques des arts du feu.

Mais en 1885, quand approcha le moment de revêtir l’uniforme allemand pour satisfaire aux exigences du service militaire. Désiré et Eugène passèrent la frontière et vinrent travailler dans les ateliers du prestigieux Emile Gallé à Nancy. Ils y devinrent maîtres dans la décoration du verre. Tour à tour Henri, Victor et Pierre suivirent leurs traces et entrèrent en apprentissage chez le maître-verrier lorrain.

Un jour vint où, passé par le goût de l’entreprise, Henri incita ses frères à voler de leurs propresa il esetà s’installerà Lunéville.
Ils ouvrirent un atelier rue Sainte-Anne et y décorèrent des verres, soufflés, sous leur direction, à la gobeleterie Hainzelin, établie à quelques kilomètres de Lunéville, dans la Commune de Croismare.
Alors naquirent des vases dont les parois étaient constituées par des couches superposées de verres de divers escorteurs, dont le nombre–exploit remarquable-pouvaits’éleverjusqu’àsept.

Inspirées par l’école de Nancy, la faune et la flore stylisées forment un décor qui va jusqu’à rappeler l’art de l’Extême-Orient: insectes, chauve-souris, papillons s’insèrent parmi les tiges, les fleurs et les fruits de la vigne, du marronnier, de l’iris, de lorchidée, du charbon,du roseau…Les ens du dessin s’associe à la science des dégradés. Parfois une citation, un vers de Victor Hugo, allonge leurs entrelacs dans le décor végétal, comme entémoigne un vase-cornetau Musée del’école de Nancy.

Sans cesse, est recherchée la perfection, au prix de la destruction demainte pièce jugée indigne d’être proposée aux acheteurs, si bien qu’il reste peu d’exemplaires de cette première production.
La renommée acquise par la famille amène Désiré à répondre en 1910, à l’appel de la cristallerie du Val Saint-Lamberten BELGIQUE.
Elle lui demande de mettre au point une technique particulière, la fluo gravure: préférée à la composition de verres injecté de poussières d’émaux, utilisée chez Gallé et chez Daum, elle allié l’éraillage à la gravure à l’acide.

Les autres frères, demeurés Lunéville, sétaient installés rue de Barre, pourmettre en application, sur un mode semi-industriel, leur procédé devenu célèbre, lagravure àl’acide.

Mais la guerre éclate quatre années plus tard. Eugène est tué à Lunéville, libérée après une occupation Allemandes qui durera trois semaines, demeurera durant quatre longues années à quinze kilomètres des lignes où s’était fixé le front. Emile s’en va travailler à Choisy-le-Roi comme graveur à la molette, il chercha plus tard fortune en Italie. Jean, Auguste et Camille sont engagés à Sèvres, chez Houdaille. Le premier se fixe ensuite à Choisy-le Roi.

En 1919, l’usine Hainzelin est à vendre. Les frères Muller l’achètent. La griffe qui jusqu’en 1914, indiquait « Muller Croismare près de Nancy » gravée à la pointe où à la molette, ou signée à l’or, devient « Muller Frères Lunéville ». La France renaît au-delà de l’épreuve tragique qui l’a décimée. Toute l’inspiration, qui fit briller son génie dans le domaine des arts depuis tant de siècles, survit et reprend un nouvel élan. Elle resplendit, en 1925, à l’exposition des arts décoratifs. Les frères Muller y sont présents et leurs créations y connaissent un vif succès. Leur production se développe et leur entreprise prend un rythme industriel. Le nombre des fours est porté de un à quatre. L’équipement des ateliers est perfectionné. Un programme de construction des cités ouvrières est réalisé pour assurer un logement au personnel qui atteint le chiffre 350.

Les « Grandes Verreries de Croismare et les Verreries d’art Muller Frères réunies » appliquent la technique des pigments, incorporés entre deux couchés de verres, aux lampes, aux appliques, aux plafonniers, aux vases qui vont décorer tant de foyers en France et bien au-delà des frontières. Les Frères Muller prennent place parmi les grands maîtres-verriers de l’époque.

Mais voici qu’approche la grave crise économique en 1930. L’époque est rude pour les artistes mal armés pour se défendre dans les impitoyables compétitions de marché. Les barrières douanières s’élèvent ; les exportations deviennent difficiles, et même impossibles. Il faut réduire l’importance du personnel, ramené de 350 à 250, à Croismare, et de 100 à 80, dans les ateliers de Lunéville, qui avaient été construits sur un terrain situé rue Sébastien Keller. Les Allemands les occupèrent durant quatre années au cours de la deuxième guerre mondiale.

Les frères Muller, abandonnés par leurs actionnaires, avaient du renoncer en 1934, à exercer leurs responsabilités dans la firme qui leur devait la vie. Leurs enfants voulurent cependant prolonger les traditions familiales en créant la société Georges et Marcel Muller qui installa un atelier place du Château afin d’y mettre en oeuvre la taille du cristal à la fraise et au burin.

La mort de Désiré mit fin, en 1952, à une épopée qui laisse le souvenir enchanteur des jeux de la lumière et de la couleur dans les pièces sorties du feu et traitées avec un goût admirable. Elles sont la joie des collectionneurs qui les recherchent avidement ; elles sont une des parures des musées qui gardent le témoignage de l’âge trop éphémère de Frères Muller à Lunéville.

Les pièces sont signées de plusieurs façons :

– Muller Croismare, pour les pièces produites dans la verrerie Hinzelin (avant 1914)

– Muller Frères Lunéville (à partir de 1919)

– Muller Fres, Muller Fres Lunéville (des pièces authentiques portent bien cette signature, mais la raison de cette variante n’est pas connue)

– GV de Croismare ( signifiant “grande verrerie de Croismare”) correspondent à des pièces également produites par les frères Muller, vraisemblablement dans les années 1910-1920.

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Presse Papiers – Sulfures

baccaratCet objet de collection, accessoire de bureau, vendu à l’origine à prix modeste, apparut sur le marché vers 1845 et a fait l’objet d’un succès remarquable.

Tout commence par la découverte de la fabrication du cristal en Angleterre en 1751, et en France 20 ans plus tard.

Ensuite émergea le Sulfure dont les premières fabrications remontent à 1790. Ce mot désigne exclusivement des incrustations de camées dans des formes en cristal ou en verre. D’où sans doute l’origine du nom des objets. Par association on a probablement appliqué ce terme aux inclusions de motifs décoratifs dans du cristal ou du verre, inclusions qui n’ont absolument rien à voir avec le soufre ni aucun de ses composés.
Des bijoutiers, artisans, des cristalleries en France,en Angleterre, aux Etats-Unis, en Bohême ont fabriqué des sulfures de haute qualité.

Bon adresses:
* Musée des Cristalleries de Saint-Louis.
* Cristalleries St Louis à Saint-Louis-lès-Bitche
* Le musée du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris
* Corning Museum of Glass

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