Monthly Archives: January 2014

La cote du Design Brésilien

Malgré des influences “modernistes”, puis scandinaves, il possède une identité très spécifique. Jusqu’aux années 1960, le Brésil connaît un boom économique. Brasilia sort de terre. À l’inverse des Scandinaves, qui créent des pièces en quantité pour les plus grand nombre, les riches Brésiliens exigent des meubles bourgeois, imposant, confortables, sensuels, aux volumes nets. On travaille des bois très durs, au toucher incomparable, issus de forêt tropicale – cacarda de Bahia, caviuna, marfim, imbuia… -, dont l’usage est aujourd’hui très réglementé. C’est l’âge d’or pour les architectes et les designers. L’arrive de la dictature y met un terme.

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1961 Fauteuil Mole par Sergio Rodrigues.

C’était une marchandise produite en petite quantité. En Europe, excepté dans de rares galeries et il ne existe très peu de rééditions. Le travail d’ébénisterie et la rareté des bois rendent ces meubles trop cher à refaire.

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1970 Sofa en palissandre et acier chromé par Jorge Zalszupin

Il reste d’accessible des pièces anonymes. Il ne faut pas hésiter à se les offrir si le bois est beau et les détails d’ébénisterie soignés. Elles ne se dévalueront jamais !

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1947 Chaise longue rocking-chair par Joaquim Tenreiro

Table basse en palissandre brésilien Jacaranda avec plateau original en travertin par Percival Lafer sur antiquedesign.fr

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Londres: Paul Klee – visible – Jusqu’à 03/09/2014 – Tate modern

Variété, force d’innovation et la créativité inépuisable sont un fil conducteur de l’exposition. Avec un catalogue soigneusement documenté de Paul Klee de son travail, le musée a réussi à afficher les œuvres aux côtés de l’autre, conformément aux intentions originales de l’artiste. «Il se sent comme vous êtes debout dans son atelier», explique le directeur de Tate Chris Dercon.

http://www.tate.org.uk/

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Zurich : Vintage-Design – Jusqu’à 6.4.2014 Museum für Gestaltung

Classiques du design, objets de production industrielle ou des modèles rétro avec un nouveau design âgés artificiellement n’a jamais été aussi en demande comme il est aujourd’hui.
L’exposition présente près de 100 superbes pièces rétro. La sélection varie de raretés du monde de meubles et de produits de conceptions des objets trouvés du monde de la mode.

gestaltung1gestaltung2 Brauer seat

http://www.museum-gestaltung.ch/

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Muller Frères Lunéville

Ces noms sont liés à jamais à l’histoire de Lunéville, par les obvenir chatoyant et coloré des chefs d’oeuvres sortis de leurs ateliers.

Etonnant e aura été l’odyssée d’une famille qui compta huit garçons et une fille nés à Kalhausen, dans la Lorraine du pays de Bitche. La Cristallerie de Saint-Louis était toute proche. Elle accueillit les aînés là, ils s’initièrent aux techniques des arts du feu.

Mais en 1885, quand approcha le moment de revêtir l’uniforme allemand pour satisfaire aux exigences du service militaire. Désiré et Eugène passèrent la frontière et vinrent travailler dans les ateliers du prestigieux Emile Gallé à Nancy. Ils y devinrent maîtres dans la décoration du verre. Tour à tour Henri, Victor et Pierre suivirent leurs traces et entrèrent en apprentissage chez le maître-verrier lorrain.

Un jour vint où, passé par le goût de l’entreprise, Henri incita ses frères à voler de leurs propresa il esetà s’installerà Lunéville.
Ils ouvrirent un atelier rue Sainte-Anne et y décorèrent des verres, soufflés, sous leur direction, à la gobeleterie Hainzelin, établie à quelques kilomètres de Lunéville, dans la Commune de Croismare.
Alors naquirent des vases dont les parois étaient constituées par des couches superposées de verres de divers escorteurs, dont le nombre–exploit remarquable-pouvaits’éleverjusqu’àsept.

Inspirées par l’école de Nancy, la faune et la flore stylisées forment un décor qui va jusqu’à rappeler l’art de l’Extême-Orient: insectes, chauve-souris, papillons s’insèrent parmi les tiges, les fleurs et les fruits de la vigne, du marronnier, de l’iris, de lorchidée, du charbon,du roseau…Les ens du dessin s’associe à la science des dégradés. Parfois une citation, un vers de Victor Hugo, allonge leurs entrelacs dans le décor végétal, comme entémoigne un vase-cornetau Musée del’école de Nancy.

Sans cesse, est recherchée la perfection, au prix de la destruction demainte pièce jugée indigne d’être proposée aux acheteurs, si bien qu’il reste peu d’exemplaires de cette première production.
La renommée acquise par la famille amène Désiré à répondre en 1910, à l’appel de la cristallerie du Val Saint-Lamberten BELGIQUE.
Elle lui demande de mettre au point une technique particulière, la fluo gravure: préférée à la composition de verres injecté de poussières d’émaux, utilisée chez Gallé et chez Daum, elle allié l’éraillage à la gravure à l’acide.

Les autres frères, demeurés Lunéville, sétaient installés rue de Barre, pourmettre en application, sur un mode semi-industriel, leur procédé devenu célèbre, lagravure àl’acide.

Mais la guerre éclate quatre années plus tard. Eugène est tué à Lunéville, libérée après une occupation Allemandes qui durera trois semaines, demeurera durant quatre longues années à quinze kilomètres des lignes où s’était fixé le front. Emile s’en va travailler à Choisy-le-Roi comme graveur à la molette, il chercha plus tard fortune en Italie. Jean, Auguste et Camille sont engagés à Sèvres, chez Houdaille. Le premier se fixe ensuite à Choisy-le Roi.

En 1919, l’usine Hainzelin est à vendre. Les frères Muller l’achètent. La griffe qui jusqu’en 1914, indiquait « Muller Croismare près de Nancy » gravée à la pointe où à la molette, ou signée à l’or, devient « Muller Frères Lunéville ». La France renaît au-delà de l’épreuve tragique qui l’a décimée. Toute l’inspiration, qui fit briller son génie dans le domaine des arts depuis tant de siècles, survit et reprend un nouvel élan. Elle resplendit, en 1925, à l’exposition des arts décoratifs. Les frères Muller y sont présents et leurs créations y connaissent un vif succès. Leur production se développe et leur entreprise prend un rythme industriel. Le nombre des fours est porté de un à quatre. L’équipement des ateliers est perfectionné. Un programme de construction des cités ouvrières est réalisé pour assurer un logement au personnel qui atteint le chiffre 350.

Les « Grandes Verreries de Croismare et les Verreries d’art Muller Frères réunies » appliquent la technique des pigments, incorporés entre deux couchés de verres, aux lampes, aux appliques, aux plafonniers, aux vases qui vont décorer tant de foyers en France et bien au-delà des frontières. Les Frères Muller prennent place parmi les grands maîtres-verriers de l’époque.

Mais voici qu’approche la grave crise économique en 1930. L’époque est rude pour les artistes mal armés pour se défendre dans les impitoyables compétitions de marché. Les barrières douanières s’élèvent ; les exportations deviennent difficiles, et même impossibles. Il faut réduire l’importance du personnel, ramené de 350 à 250, à Croismare, et de 100 à 80, dans les ateliers de Lunéville, qui avaient été construits sur un terrain situé rue Sébastien Keller. Les Allemands les occupèrent durant quatre années au cours de la deuxième guerre mondiale.

Les frères Muller, abandonnés par leurs actionnaires, avaient du renoncer en 1934, à exercer leurs responsabilités dans la firme qui leur devait la vie. Leurs enfants voulurent cependant prolonger les traditions familiales en créant la société Georges et Marcel Muller qui installa un atelier place du Château afin d’y mettre en oeuvre la taille du cristal à la fraise et au burin.

La mort de Désiré mit fin, en 1952, à une épopée qui laisse le souvenir enchanteur des jeux de la lumière et de la couleur dans les pièces sorties du feu et traitées avec un goût admirable. Elles sont la joie des collectionneurs qui les recherchent avidement ; elles sont une des parures des musées qui gardent le témoignage de l’âge trop éphémère de Frères Muller à Lunéville.

Les pièces sont signées de plusieurs façons :

– Muller Croismare, pour les pièces produites dans la verrerie Hinzelin (avant 1914)

– Muller Frères Lunéville (à partir de 1919)

– Muller Fres, Muller Fres Lunéville (des pièces authentiques portent bien cette signature, mais la raison de cette variante n’est pas connue)

– GV de Croismare ( signifiant “grande verrerie de Croismare”) correspondent à des pièces également produites par les frères Muller, vraisemblablement dans les années 1910-1920.

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Fritz Hansen, design scandinave

Plus  de 140 ans au compteur: fondée en 1872, la firme danoise Fritz Hansen, leader des fabricants de meuble au Danemark, s’ouvrit très tôt à la création en invitant des pointures du calibre de Kaare Klint, Hans . Wegner et, dès 1934, Arne Jacobsen avec qui elle forgera son renom mondial.

Longtemps familiale et dynastique, muée en 2000 en Republic of Fritz Hansen, la firme inscrit aussi en catalogue des références signées Verner Panton, Vico Magistretti, Kasper Salto, Jorn Utzon ou Todd Bracher…

Lampe de table Kaiser Idell 6631 Luxus,  1936  – Christian Dell (1893-1974)

lampe-de-table-kaiser-idell-modele-6631Orfèvre allemand ayant participé aux enseignements du Bauhaus au début des années 1920, Christian Dell fut le conceptor d’une lampe de bureau, la 6631 Luxus apparue en 1936Kaiser est l’ultime emplette industrielle de Republic of Fritz Hansen.

China Chair, 1944 – Hans J. Wegner (1914-2007)

china chair

Expression parfaite du luxe spartiate cher à Hans J. Wegner, et essence du design danois est produite sans interruption depuis 1944 par Fritz Hansen

Chaise Ant, 1952 – Arne Jacobsen

chaise-fourmiMyren en danois, Fourmi en français. Ou le coup de génie du design danois moderne. Conçue en contreplaqué moulé -une coque- et pieds tubulaires par Arne Jacobsen, la Fourmi fut initialement dessinée et prévue pour la collectivité, suite à une commande de la firme pharmaceutique Novo Nordisk pour sa cantine d’entreprise. De prime abord, Fritz Hansen, où Jacobsen œuvrait depuis 1934, ne crut pas au potentiel industriel de cette chaise empilable estimée trop d’avant garde. Bingo: elle a été produite à plus d’un million d’exemplaires. Et aussi follement copiée. Version à trois o quatre pattes, palette de couleurs infinie.

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Presse Papiers – Sulfures

baccaratCet objet de collection, accessoire de bureau, vendu à l’origine à prix modeste, apparut sur le marché vers 1845 et a fait l’objet d’un succès remarquable.

Tout commence par la découverte de la fabrication du cristal en Angleterre en 1751, et en France 20 ans plus tard.

Ensuite émergea le Sulfure dont les premières fabrications remontent à 1790. Ce mot désigne exclusivement des incrustations de camées dans des formes en cristal ou en verre. D’où sans doute l’origine du nom des objets. Par association on a probablement appliqué ce terme aux inclusions de motifs décoratifs dans du cristal ou du verre, inclusions qui n’ont absolument rien à voir avec le soufre ni aucun de ses composés.
Des bijoutiers, artisans, des cristalleries en France,en Angleterre, aux Etats-Unis, en Bohême ont fabriqué des sulfures de haute qualité.

Bon adresses:
* Musée des Cristalleries de Saint-Louis.
* Cristalleries St Louis à Saint-Louis-lès-Bitche
* Le musée du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris
* Corning Museum of Glass

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